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Autonomie alimentaire des exploitations agricoles

Alimentation | Bovins laitiers | Caprins | Systèmes d’élevage

Autonomie alimentaire comparée en production bovins lait et caprins en Poitou-Charente.

N. BOSSIS (1), F. JÉNOT (2), L. ROUHER (2)

(1) Institut de l’Elevage. Agropole. Route de Chauvigny. 86000 MIGNALOUX BEAUVOIR

(2) Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres. Maison de l’Agriculture. 79230 PRAHECQ

INTRODUCTION

Gagner en autonomie alimentaire est une recherche des éleveurs laitiers pour être plus indépendants des fournisseurs, maîtriser la traçabilité des aliments, améliorer leur revenu. Engageant la responsabilité des éleveurs vis-àvis de leurs produits, liant ces derniers au territoire dont ils sont issus et que l’élevage fait vivre, l’autonomie peut être une des pierres angulaires des AOC à venir dans la région. Historiquement, l’alimentation des élevages laitiers, à base de foin, choux, colza et betteraves assurait une autonomie maximale dans les années 60. L’introduction du maïs ensilage complété par du tourteau de soja dans les années 70 a introduit, avec la disparition des choux et colzas, une dépendance en azote qui perdure aujourd’hui. Dans le même temps, elle a permis d’intensifier la production animale et d’augmenter la productivité du travail. Cette évolution se renforce avec l’achat de concentrés dans les années 80, la spécialisation et la forte augmentation de taille des cheptels. En élevage caprin, l’achat d’aliments déshydratés est la dernière étape qui induit une dépendance maximale des systèmes alimentaires secs. Reconquérir une partie de l’autonomie se fera-t-elle par un retour à des systèmes traditionnels à réinventer ou bien la tendance lourde de ces dernières décennies a-t-elle encore de beaux jours devant elle ?

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