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Autonomie alimentaire des exploitations agricoles

Alimentation | Bovins à viande | Systèmes d’élevage

Dépendance et autonomie protéique des exploitations bovins viande.

M. KENTZEL (1), J. DEVUN (2)

(1) Institut de l’Elevage, BP 18, 31321 Castanet Tolosan Cedex

(2) Institut de l’Elevage, 6 rue de Lourdes, 58000 Nevers

RESUME

L’autonomie alimentaire et particulièrement l’autonomie protéique est un enjeu pour la filière viande, confrontée à une pression des distributeurs et des consommateurs en matière de traçabilité de l’alimentation des animaux (en particulier en matière de garantie non OGM). A partir des données et des résultats 2000 de 399 exploitations bovins viande suivies dans le cadre des Réseaux d’Elevage, l’objectif de l’étude est de caractériser les niveaux d’autonomie protéique des différents systèmes d’exploitation ayant des bovins viande et d’identifier les leviers et les possibilités techniques d’améliorer l’autonomie protéique à l’échelle de l’exploitation tout en mesurant leur intérêt économique. Deux classifications des exploitations selon leur typologie d’atelier bovins viande et selon l’utilisation par les animaux des surfaces fourragères et des produits culturaux permettent de mettre en évidence des degrés d’autonomie protéique et des niveaux de dépendance très différents et en tous les cas fortement liés aux stratégies alimentaire du troupeau. Les premiers résultats confirment que les exploitations bovins viande sont dans leur grande majorité quasi-autonomes en fourrages. L’autonomie en concentrés est de 43 % en moyenne et l’autonomie protéique (en MAT non fourragères) est de 27 % avec une forte dispersion. L’autonomie protéique totale n’est atteinte que dans un nombre très limité d’élevages (à peine 3 %). Le fonctionnement du système fourrager et le lien entre cultures et bovins viande sont les principales composantes des systèmes qui permettent d’influer sur leur niveau d’autonomie protéique. L’introduction de protéagineux apparaît comme la seule solution technique possible à l’échelle de l’exploitation pour parvenir à l’autonomie protéique. Sur l’échantillon, au mieux 20 % des exploitations pourraient jouer la carte des protéagineux (celles avec suffisamment de cultures et autonomes en paille). Les résultats économiques de simulations faites sur différents systèmes répondant à ces critères montrent que l’introduction de protéagineux dans une démarche de recherche d’autonomie protéique au sein de l’exploitation est une opération économiquement peu risquée mais sans réel intérêt. Pour de nombreuses exploitations, la voie d’une filière d’alimentation tracée non OGM apparaît donc incontournable.

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