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Autonomie alimentaire des exploitations agricoles

Bovins laitiers | Conduite d’élevage | Systèmes d’élevage

Autonomie alimentaire dans les élevages laitiers des Pays de la Loire : les solutions par territoire et l’intérêt de la filière.

B. RUBIN (1), N. SABATTE (2), D. BOUSQUET (3), Ph. BRUNSCHWIG (1), C. PERROT (3), B. GAILLARD (4), P. MULLIEZ (5)

(1) Institut de l’Elevage, 9 rue André Brouard, BP 70510, 49105 Angers Cedex 02

(2) Chambre d’Agriculture de la Sarthe, 34 rue Paul Ligneul, 72013 Le Mans Cedex 02

(3) Institut de l’Elevage, 149 rue de Bercy, 75595 Paris Cedex 12

(4) ARVALIS, La Jaillière, 44370 La Chapelle Saint Sauveur

(5) Chambre d’Agriculture du Maine-et-Loire, 14 avenue J. Joxé, BP 646, 49006 Angers Cedex 01

RESUME

Des systèmes d’alimentation autonomes sont mis en oeuvre par des éleveurs de bovins lait des Pays de la Loire. Quelles sont les possibilités d’extension de ces solutions à l’échelle des territoires et l’intérêt de la filière pour le développement de ces stratégies ? A partir du suivi de 80 exploitations, quatre types de bilans alimentaires autonomes (> 95 %) ont été identifiés. Dans les systèmes très herbagers utilisant peu de concentré, les niveaux de production des vaches laitières sont faibles (< 5000 l / an) et la surface nécessaire est importante. Des bilans alimentaires plus complexes sont mis en oeuvre avec une part d’herbe élevée et du maïs ensilage (> 1 tonne MS / UGB), des céréales et des protéagineux produits sur l’exploitation. Ces systèmes permettent de développer l’autonomie alimentaire sur une surface plus réduite. Dans les exploitations ayant une part de maïs ensilage élevée (> 2 t de MS / UGB), l’autonomie alimentaire est plus difficile à mettre en oeuvre. L’apport de protéagineux produits sur l’exploitation permet d’améliorer sensiblement l’autonomie, mais ce ratio reste inférieur à 92 %. Le calcul de la part d’exploitations disposant d’une surface suffisante pour mettre en place un bilan alimentaire autonome renseigne sur le type de solution envisageable par territoire. Le territoire a été caractérisé et quatre grandes familles de régions ont été distinguées dans les Pays de la Loire : - zones à forte concentration animale où les solutions autonomes sont difficilement envisageables, - zones à potentiels des sols limités où les solutions sont techniquement difficiles à mettre en place, - zones à sols à bons potentiels, mais avec peu de production laitière,- zones à foncier disponible et à sols de qualité correcte où les solutions autonomes sont envisageables. Une enquête a été réalisée auprès de cinq responsables de laiteries de la région pour apprécier leur intérêt pour l’autonomie. Pour les cinq responsables de laiteries rencontrés, la segmentation et le développement de produits issus de lait "autonome" paraissent techniquement et économiquement difficiles. De plus, l’autonomie n’est pas pour eux un argument commercial convaincant.

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