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Nutrition lipidique

Alimentation | Bovins laitiers | Qualité aliment | Reproduction

Importance de la nature des graisses alimentaires sur la reproduction des vaches laitières

PETIT H.V., BENCHAAR C.

Centre de Recherche et de Développement sur le bovin laitier et le porc, Agriculture et Agroalimentaire Canada, C. P. 90, Succ Lennoxville, QC J1M 1Z3, Canada

RESUME

Les acides gras oméga 6 conduisent à la synthèse des prostaglandines des séries 1 et 2 alors que les acides gras oméga 3 conduisent à celle des prostaglandines de la série 3. Le lin contient environ 55 % des acides gras totaux sous forme d’acide linolénique et conduit à la formation de prostaglandines de la série 3. Nous avons observé que l’apport de lin dans la ration améliore la fertilité de la vache laitière grâce à une meilleure survie embryonnaire et à une diminution de la sécrétion des prostaglandines de la série 2. Cependant, il n’y a aucune information sur les effets de l’apport de lin dans la ration à partir de la période de tarissement jusqu’en début de lactation sur la fertilité des vaches. Un total de cent cinquante-trois vaches laitières Holstein ont été allotées de façon aléatoire six semaines avant la date prévue de vêlage en cinquante-et-un groupes de trois vaches à partir de la semaine 6 avant le vêlage afin de déterminer les effets de différentes sources de gras alimentaire sur l’ingestion, la production et la composition du lait, le taux de conception et la mortalité embryonnaire lors de la lactation suivante. Les vaches à l’intérieur de chaque groupe ont reçu une des trois rations complètes iso-énergétiques basées sur du lin entier (LIN), des sels de calcium d’huile de palme, Megalac7 (MEG) ou du soja micronisé (SOY). Les rations ont été offertes à volonté à partir de six semaines avant le vêlage jusqu’au cinquantième jour de gestation pour les vaches devenues gestantes ou jusqu’au cent-vingtième jour post-partum pour celles non-gestantes après l’insémination artificielle (IA). Le taux de conception à la première IA a été supérieur pour les vaches ayant reçu LIN (54,3 %) comparativement à celles ayant reçu SOY (26,9 %) et il n’y a eu aucune différence entre les vaches ayant reçu LIN et MEG et entre celles ayant reçu MEG et SOY. La mortalité embryonnaire totale a été semblable pour les vaches ayant reçu LIN et SOY mais les vaches ayant reçu MEG ont eu une mortalité embryonnaire totale plus élevée que celles ayant reçu SOY (35,3 vs. 9,1 %). La mortalité embryonnaire totale des vaches ayant reçu MEG a eu tendance (P = 0,07) à être supérieure à celle des vaches ayant reçu LIN (35,3 vs. 9,5 %). Ces résultats suggèrent que l’apport de lin durant la période de tarissement a peu d’effet sur la production lors de la lactation suivante mais qu’il peut améliorer la fertilité des vaches laitières.

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