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Nutrition lipidique

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Données récentes sur les effets de l’alimentation sur la composition en acides gras du lait de vache, de chèvre et de brebis

CHILLIARD Y. (1), GLASSER F. (1), ENJALBERT F. (2), FERLAY A. (1), BOCQUIER F. (3), SCHMIDELY P.(4)

(1) INRA, UR1213 Herbivores, Equipe Tissu Adipeux et Lipides du Lait, Site de Theix, F-63122 Saint-Genès-Champanelle, France (Yves.Chilliard@clermont.inra.fr)

(2) INRA-INPT-ENSAT-ENVT, Université de Toulouse, UMR1289, Tissus Animaux, Nutrition, Digestion, Ecosystème et Métabolisme, Chemin de Borde-Rouge-Auzeville, BP 52627, F-31326 Castanet-Tolosan Cedex, France

(3) UMR - Elevage des Ruminants en Régions Chaudes (UMR_868) Campus Agro_M-INRA de Montpellier, Bâtiment 22 ; 2, Place Pierre Viala, F-34060 Montpellier Cedex 1, France

(4) INRA-Institut National Agronomique Paris-Grignon, 16, rue Claude Bernard -F-75231 PARIS cedex 05, France

RESUME

Après un rappel des principaux phénomènes digestifs et métaboliques qui concourent à la synthèse des matières grasses du lait, cette revue fait le point des données récentes sur les effets de l’alimentation sur la composition en acides gras (AG) du lait de vache, de chèvre et de brebis. Ces données sont issues de la bibliographie ainsi que de deux bases de données développées à l’INRA. Elles confirment la forte plasticité du profil en AG du lait de ruminant, notamment pour les AG saturés (C10 à C18), l’acide oléique (9c-18:1), l’acide vaccénique (11t-18:1) et d’autres isomères trans du 18:1 et du 18:2. Par rapport à des rations riches en concentrés et / ou en ensilage de maïs, les rations à base d’herbe (pâturée ou correctement conservée) diminuent les AG saturés au profit des 9c- et 11t-18:1, et dans une moindre mesure, du 18:3 n-3 et du 9c11t-CLA. Les suppléments d’huiles ou graines oléagineuses ont des effets similaires, parfois plus marqués, mais ils augmentent aussi d’autres isomères trans du 18:1 et du 18:2, notamment lorsqu’ils sont ajoutés à des rations riches en concentrés et / ou en ensilage de maïs. Les huiles et graines riches en 18:2 n-6 (tournesol, soja,...) accroissent en particulier le 10t-18:1 et les 10t12c-, 8t10c-, 7t9c- et 9t11c-CLA, alors que celles qui sont riches en 18:3 n-3 (lin) accroissent notamment le 13t / 14t-18:1 et les 9c12t-, 9c13t- et 11t15c-18:2. La chèvre est moins sujette que la vache à la déviation du 11t- vers le 10t-18:1, ce qui explique probablement la stabilité et l’ampleur élevées des réponses à la supplémentation lipidique des 11t-18:1 et 9c11t-CLA de son lait, y compris avec des rations riches en concentrés. En outre, elle semble mieux répondre que la vache à la supplémentation en 18:3 n-3. La brebis, alimentée principalement dans les études publiées avec des fourrages méditerranéens, produit un lait plus riche en 18:3 n-3, 11t-18:1 et 9c11t-CLA que la vache au pâturage en zone tempérée.

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