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Élevage des jeunes

Alimentation | Digestion - Métabolisme

Protéines végétales dans les aliments d’allaitement : aspects nouveaux en matière de digestion et de pathologie digestive

LALLES J.P., TOULLEC R.

INRA, Laboratoire du Jeune Ruminant, 65, rue de Saint-Brieuc, 35042 Rennes cedex, France

RESUME

Pendant la dernière décennie, la production d’aliments d’allaitement dans l’Union europénne s’est caractérisée par une réduction importante (sauf aux Pays-Bas où elle a augmenté), une régression du taux d’incorporation de poudre de lait écrémé (qui reste cependant deux fois plus élevé en France qu’aux Pays-Bas), et enfin la progression des aliments dits « sans lait »(qui représentent moins de 20 % du total en France, mais plus de 70 % aux Pays-Bas). L’incorporation des protéines végétales dans les aliments d’allaitement pour veaux diminue de façon variable les performances et la digestibilité. Cela s’explique par une accélération de la vidange gastrique réduisant l’action du suc gastrique, par une modification des profils de secrétions enzymatiques, par une plus grande résistance de certaines fractions peptidiques à la digestion intestinale et, dans certains cas, par un accroissement des pertes azotées endogènes. Avec le soja (et probablement le pois ou le lupin), l’obtention de résultats satisfaisants nécessite des traitements visant à dénaturer les protéines et à réduire leur immunogénicité, tels qu’un chauffage en milieu hydroethanolique ou une protéolyse enzymatique. D’ailleurs, il est maintenant possible de prévoir la digestibilité de l’azote des dérivés du soja à partir de l’imrnunoréactivité résiduelle de leurs globulines, en particulier celle de la ß-conglycinine. Les protéines de blé posent peu de problèmes de digestion. Les troubles digestifs induits par la consommation prolongée de dérivés antigéniques du soja chez le veau mettent en jeu des allergènes alimentaires (notamment la ß-conglycinine), des cellules du système immunitaire digestif, et enfin des médiateurs biochimiques responsables des désordres absorptifs, sécrétoires et moteurs intestinaux. En revanche, l’agneau et le chevreau préruminants semblent être moins sensibles aux effets du soja.

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