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Bovins laitiers | Reproduction

Sources de variation de la fertilité et des fréquences de mortalité embryonnaire chez la vache laitière.

PINTO A. (1), BOUCA P. (1), CHEVALLIER A. (2), FRERET S. (1, 3), GRIMARD B. (3), HUMBLOT P. (1)

(1) UNCEIA, Services Techniques, 13 rue Jouet, BP65, 94703 Maisons Alfort Cedex

(2) URCO, La Futaie, 72700 Allones

(3) Unité de Biologie de la Reproduction-ENVA, 7 avenue du Général de Gaulle, 94704 Maisons Alfort Cedex

RESUME

Dans 44 troupeaux de la zone du Groupe OGER, Ies données concernant 2199 IA ont été recueillies sur 1395 vaches laitières. Pour chaque vache ont été enregistrés : la date et les conditions de vêlage, le rang de lactation, le pic de production (maximum des 3 premiers contrôles), le TP (minimum de ces 3 contrôles), l’index économique laitier (INEL), la note d’état corporel (3 classes), la date de la première IA et des retours. La progestérone (P) a été dosée dans le lait le jour de I’IA (JO) et à J21-J24. Le PSBP a été dosée à J35 et une palpation transrectale a été réalisée par la suite. Ceci a permis de classer Ies vaches comme gestante (P <3,5ng/ml à J0 puis >5ng/ml à J21-24, PSPB détectable, non revenues en chaleurs et/ou confirmées gestantes par palpation), mortalité embryonnaire précoce ou non fécondation (MEP, P <5ng/ml à J21-24, retour ou palpation négative), mortalité embryonnaire tardive (MET, P <3.5 ng/ml à J0, P >5ng/ml à J21-24, PSPB ou palpation négative). L’analyse des effets individuels cités ci-dessus sur le taux de gestation à I’IAI à été réalisée à l’aide de modèles log-linéaires. Lorsque des effets de certains facteurs ont été observés sur le taux de gestation en IA1, les effets sur la répartition des cas de MEP et MET ont été étudiés plus particulièrement. Les taux de gestation de MEP et de MET après IA1 ont été respectivement de 43.0 %, 31,6 % et 14.7 %. Les 10 % d’animaux restants correspondent à des femelles non gestantes pour lesquelles il n’a pas été possible de déterminer s’il s’agissait de cas de NF/MEP ou de MET ou bien de vaches chez lesquelles il n’a pas été possible de déterminer s’il s’agissait de cas de NF/MEP ou de MET ou bien de vaches chez lesquelles le taux de progestérone était élevé le jour de l’IA. Le taux de gestation a été influencé par l’intervalle vêlage IAl (< 70 J 40.3%, 70 et 90 J : 42.7 %, > 90 J : 46.6 % ; p<0,05), le rang de lactation (rang 1 : 47,5 %, rang 2 et 3 : 42.7 %, rang 4 et + : 34,6 % ; p=0.01), le TP (>30 g/kg : 47,l %, < 30 g/kg : 41,3 % ; p<0.001), le niveau de production (>39 kg : 34.9%, < 39 kg : 45,5%, p=0,05) et I’INEL (INEL<27 : 45 %, INEL>27 : 38.9% ; p=0.01). Ces différences sont en partie expliquées par une diminution de la MET avec I’augmentation de I’intervalle vêlage-IAl, une augmentation de la MEP et de la MET avec le rang de lactation, une diminution de la MEP avec Ie TP, une augmentation de la MET avec le niveau de production surtout chez les femelles grasses au moment de I’IA, une augmentation de la MEP avec I’INEL. Ce travail confirme les effets néfastes de la sélection sur l’augmentation du potentiel laitier sur les performances de reproduction en 1ère IA et précise I’effet de facteurs individuels. I1 est possible de limiter ces effets défavorables en maîtrisant le TP et en raisonnant l’intervalle vêlage – 1èreIA.

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