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Bovins laitiers | Génétique

Utilisation de l’information généalogique pour l’estimation de la variabilité génétique de huit races bovines laitières françaises d’entension nationale ou régionale.

MOUREAUX S. (1), BOICHARD D. (2), VERRIER E. (2, 3)

(1) Institut de I’Elevage, INRA-SGQA 78352 Jouy-en-Josas Cedex

(2) INRA, Station de Génétique Quantitative et Appliquée, 78352 Jouy en Josas Cedex

(3) Institut National Agronomique Paris-Grignon, Département des Sciences Animales, 16 rue Claude Bernard, 75 331 Paris Cedex 05

RESUME

Cet article présente un bilan de la variabilité génétique dans les huit principales races bovines laitières françaises établi à partir de I’information généalogique. Les données concernent I’ensemble des généalogies connues des femelles au contrô1e laitier et sont extraites du Système d’Information Génétique (SIG). Les méthodologies sont dérivées des concepts de consanguinité et de probabilité d’origine des gênes. La stratégie d’ouverture à d’autres populations diffère d’une race a l’autre : fermeture totale, recours limité ou recours généralisé aux gênes d’autres races, françaises ou étrangères. Le niveau moyen de consanguinité est actuellement faible dans les différentes races. Il s’accroît à un rythme inférieur à un point de pourcentage par génération, les effectifs génétiques correspondants allant de 237 en Simmental à 56 seulement en Prim’Holstein. Ces effectifs génétiques réalisés, sans doute surestimés, sont pourtant sans commune mesure avec les effectifs de femelles considérés. Le nombre efficace d’ancêtres, déduit des probabilités d’origine de gênes, est compris entre 15 et 47 selon les races, ce qui traduit de très forts goulets d’étranglement dans l’histoire récente de ces dernières. Les races bovines laitières apparaissent donc comme ayant, en termes d’origines, des bases génétiques particulièrement étroites.
Parmi les réponses à apporter pour gérer sur le long terme la variabilité génétique de notre cheptel laitier, il est nécessaire, d’une part, de maintenir toutes les races existantes et, d’autre part, d’augmenter le nombre de pères à taureaux et de mieux équilibrer leurs contributions aux séries de testage.

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